Voici un article trouvé sur la toile que je trouve plutôt cool, en ce moment je me renseigne pas mal sur les écoles pour surdoué et sur ce que l'on peut nous proposer comme solution par rapport a notre intégration. Cette article m'a paru assez interessant, ce que je conte faire maintenant c'est écrire au ministre de l'éducation national et de lui poser quelques questions pour avoir un apercu de leur position.
Bonne lecture!
Grèce : qu'est-ce que l'école peut proposer aux enfants surdoués ?
Les écoles de Grèce compteraient approximativement 40000 élèves distingués pour leur rapidité et leur quotient intellectuel élevés : que peut-on proposer à ces élèves particuliers, qui risquent de s'ennuyer, voire de souffrir de problèmes psychologiques sérieux dans l'école telle qu'elle fonctionne actuellement ?
Par Apostolos Lakassa
Entre 3 et 5% des élèves de Grèce sont des petits Einstein. Il s'agit d'élèves mentalement doués et talentueux, distingués pour leur rapidité et leur quotient intellectuel. Pourtant, ils sont scolarisés avec les autres élèves, d'une classe à l'autre, étant ainsi exposés au risque de présenter des problèmes psychologiques, de devenir antisociaux ou même d'abandonner l'école, souligne le professeur en didactique de l'Université d'Athènes M. Ilias Matsagouras.
Comment sont-ils détectés ?
Plus concrètement, en se basant sur les données statistiques internationales, on estime qu'approximativement 40 000 élèves aux capacités élevées d'apprentissage suivent l'enseignement primaire et secondaire grec. Comment ces enfants peuvent-ils être détectés ? Comment le système éducatif organisera-t-il mieux leur éducation ? Est-il besoin d'une politique éducative particulière pour ces enfants talentueux ? Leur définition, par rapport à leurs camarades de classe, provoquera-t-elle, même indirectement, des actes de discrimination dans le système éducatif ? « L'adoption d'une politique spécifique, adaptée à ces enfants est nécessaire, par obligation morale et pédagogique de répondre aux besoins de ces élèves et de leur offrir une éducation à leur niveau. Autrement, nous les mettons dans un cadre scolaire qui leur est froidement indifférent, de sorte que beaucoup présentent des problèmes psychologiques ou abandonnent même l'école », souligne M. Matsagouras.
Évidemment, leur repérage est une affaire difficile exigeant un personnel spécialisé (pédagogues et psychologues), ainsi qu'une évaluation globale des opinions de leurs enseignants, conseillers scolaires et parents. Lorsqu'il est constaté qu'un élève est d'intelligence élevée et qu'il est psychologiquement et socialement mature, il est proposé qu'il puisse s'inscrire précocement à la première classe de l'école primaire (cependant pas avant l'age de 5 ans), tandis que les élèves déjà scolarisés peuvent être promus d'une classe ou dans des cas exceptionnels de deux. Toutefois, dans aucun cas, un élève surdoué ne doit être placé entre camarades de classe aînés de plus de 18 mois.
Des classes d'accueil ?
De plus, il y a une possibilité de création de « classes d'accueil » pour élèves surdoués. Ces élèves peuvent étudier dans une classe avec d'autres enfants du même âge, mais aussi, pour certaines heures, dans une autre classe créée spécialement pour eux. À l'opposé, M. Matsagouras n'approuve pas la création des classes autonomes pour les élèves surdoués, ni même la création d'écoles spéciales.
Pour cette entreprise, dont la réalisation exige logiquement une première application pilote, le plus important est le rôle des enseignant qui devront être formés en conséquence. Enfin, l'élaboration d'un programme éducatif supplémentaire, approprié et enrichi, est nécessaire.
De son côté, le président du Centre d'Etudes et de Documentation de l'OLME (Fédération de Fonctionnaires de l'Education Secondaire), Pavlos Haramis, a signalé auprès de Kathimerini, qu'il ne faudrait pas traiter les enfants doués différemment des autres. Au contraire, selon lui, l'école devrait être organisée de manière à ce qu'elle puisse faire face aux particularités de tous les élèves dans la même classe, des surdoués ainsi que des plus faibles. « Ce qui est correct est un enseignement et un apprentissage différenciés pour tous les enfants en fonction des besoins de chacun », conclut-il.